Entre froids de janvier et détresse familiale, il faut parfois savoir faire une pause. Avec des bonbons au coquelicot, une fleur qui a presque disparu de nos jours car elle a été éradiquée par l’ire des agriculteurs et les produits chimiques, mais qui rappellera de bons souvenirs aux plus anciens d’entre nous… Car le coquelicot, fleur éphémère qui meurt quasiment immédiatement si on coupe la tige, est une fleur qui évoque la fragilité et symbolise l’amour.

La colline aux coquelicots, deuxième film de Goro Miyazaki, s’inscrit dans cette thématique, en se basant sur un manga shojo du même nom paru en 1980 au Japon (et chez nous depuis janvier chez Delcourt/Akata, en 1 seul volume en plus, rha ça pousse à la consommation ça >_<).
L’histoire de La colline aux coquelicots repose sur Umi et Shun, qui se découvrent grâce à un poème au coin du journal de leur lycée.
Umi est une jeune fille discrète qui s’occupe d’une sorte de pensionnat réservé aux femmes, au sommet d’une colline verdoyante en face de la mer. Tous les matins et tous les soirs, elle prépare les repas pour les trois pensionnaires et deux membres de sa famille, sa grand-mère et sa soeur. Les deux filles, orphelines de père, sont habituées à rester avec leur grand-mère, car leur mère, universitaire, part souvent à l’étranger.
En l’honneur de son père, marin décédé pendant la guerre de Corée, Umi monte tous les matins deux pavillons marins sur un mât devant la maison (bien visible par les bateaux qui navigent en contrebas) et les descend le soir… Là commence sa relation avec Shun. En effet, celui-ci, qui vient tous les jours au lycée par bateau avec son père et passe devant la maison d’Umi a bien remarqué les drapeaux qui flottent tous les jours. Il y répond par les siens, sans que Umi les aperçoive, car elle prépare le petit déjeuner.
Cette situation peut durer longtemps, surtout si on ne fait pas d’omelettes avant… Le poème dans le journal de l’école est l’élément déclencheur de l’histoire et de l’attirance entre les deux jeunes gens, mais aussi le prétexte tout trouvé pour faire découvrir au spectateur le Quartier latin, autrement dit le foyer du lycée, d’extérieur assez baroque (bon, ok, l’endroit est plutôt vieux et délabré en fait xD). Umi va découvrir à l’intérieur tout un univers, géré par les étudiants actuels du lycée, qui gardent également assez jalousement tout le fatras laissé par les anciennes générations. Le directeur actuel, peu sensible à toutes ces traces du passé, veut tout raser pour construire un foyer neuf.
Le représentant des élèves, qui gère avec Shun le journal du lycée, décide de ne pas se laisser faire et de riposter face à cette attaque, tout en entraînant Umi dans l’action projetée… Avec effet collatéral de les rapprocher l’un de l’autre.
Ce film m’a beaucoup plu, par son intrigue simple (j’avais envie de choses simples) mais limpide et assez prévisible. Donc, si vous cherchez un film à l’intrigue recherchée, vous serez déçus. La colline aux coquelicots n’a pas pour but d’en mettre plein la vue au spectateur avec des retournements de situation ; les lecteurs assidus de mangasses pour filles auront sniffé à 3 kilomètres la grosse corde qui sous-tend le film. Corde parfumée au coquelicot, ce qui ne gâche rien :p
En fait, l’intérêt du film n’est pas tant à chercher dans l’histoire que dans la description de la vie quotidienne dans les années 60. Umi qui prépare le riz du matin juste après son réveil, son arrivée dans les vieux bâtiments du lycée, tous en bois, ses relations avec les adultes, le foisonnement de la vie lycéenne (les révoltes étudiantes de la fin des années 60 ne sont plus très loin) tout cela emprunte à la nostalgie d’un autre temps qui n’existe plus. Enfin, si tant est qu’elle existe vraiment! Le réalisateur, Goro Miyazaki, est né après les évènements décrits dans ce film (en 1967), que l’on peut facilement situer aux alentours des années 1962-1963. Le réalisateur n’a donc pas vécu cette période juste avant les J.O. de Tokyo en 1964 et a largement inventé ce que devait être la vie quotidienne de cette époque. Voir une montre au poignet de Shun (ça m’a choquée en fait xD), des embouteillages dans les rues (la voiture coûtait CHER à cette époque, un rein ne devait pas suffire je pense), des relations aussi informelles entre garçons et filles ne doit pas ressembler au vécu de cette époque (à moins que je me trompe lourdement).
Toutefois, ce mélange entre la vie réelle et imaginée de cette époque ne choque pas du tout et conforte cette impression de rêve éveillé colportée par le Quartier latin. En effet, cette caverne d’Ali-Baba, qui fait fortement penser à l’auberge du Voyage de Chihiro, accueillant à la fois de grands rêveurs, des pragmatiques et des doux dingues de toutes sortes, est le pilier du film. Sa destruction programmée, comme un rappel à la dure réalité et aux changements drastiques qui ont lieu à cette époque (reconstruction du pays, industrialisation, recherche du profit et de la croissance), est largement refusée chez les héros du film (à contre-courant de la majorité des lycéens, d’ailleurs, montrant l’ambivalence idéologique de cette époque), qui vont tout faire pour que le rêve de plusieurs générations passées de lycéens reste bien vivace, placées sous le symbole d’un nom porteur de culture. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui se dégageait de ce foyer, qui porte bien son nom (à l’époque, les valeurs de l’Occident étaient valorisées et étudiées au Japon, dont celle de la France, pays d’artistes et de création… Je crois que ça a un peu changé depuis, même si chez certains, la France reste un pays mystique, LOL)
J’ai aussi cru remarquer qu’à travers ce film Goro Miyazaki essaie de faire passer un message, à la fois en direction des spectateurs que du studio Ghibli. En effet, le message du film est un message d’espoir et de renouveau à travers la jeune génération, qui a compris le passé et construit son futur sur ces bases anciennes. Est-ce un message du fils aux fondateurs du studio et au public, en disant “j’ai bien compris ce qui n’allait pas dans mes débuts, j’ai appris de vous et prends par ce film l’héritage de tout le studio”? (même si j’ai l’impression que ce film est moin bien fait niveau animation, ça lag sur les passages fixes avec trucs qui bougent dedans
)
Le film emprunte en effet à la fois aux films de Takahata comme Souvenirs goutte à goutte. Comme si La colline aux coquelicots répondait aux évènements survenus dans l’enfance de l’héroïne de Souvenirs goutte à goutte et se plaçait en chaînon manquant entre ce film et Le Tombeau des Lucioles. Les hommages à Miyazaki sont aussi nombreux (attention, papa est au scénario, faut faire attention hein è_é), notamment l’apparence du Quartier latin, avec un foisonnement typique de Miyazaki, une des pensionnaires clone de Lettie Chapelier dans Le château ambulant… Mais surtout le gros “GHIBLI” inratable sur le bateau de l’ami d’enfance du père de Shun et d’Umi (ça m’a fait penser à Porco Rosso) qui marque le film de façon indélébile et le place d’office dans la lignée des films du studio.
Bref, beaucoup de choses à dire sur ce film, qui marque un tournant dans la production Ghibli, mais est aussi un très bon film à voir au cinéma. Il est d’ailleurs encore à l’affiche, courez-y vite et en VOST bien sûr, hein!
Je n’ai pas lu le manga dont est tiré ce film, il faudrait que je le trouve… Enfin, là je suis occupée à réduire mon retard sur One piece et en sommeil, ça risque de prendre du temps o/
Au premier abord, le titre Les dessins de la vie peut faire penser à une campagne du Téléthon ou d’une association caritative contre les maladies rares. Il évoque pathos et lutte pour l’existence, des choses fortes qui ne laissent personne indifférent. En effet, Soleil manga, en choisissant ce titre pour la parution française du manga avec en sous-titre “Memorial edition” (le manga s’appelle en japonais Shojo Nemu) place tout de suite le lecteur au fait de la destinée de l’auteur, Hirosuke Kizaki.
Hirosuke Kizaki est mort en 2000 d’une crise cardiaque (il avait 35 ans), en laissant Shojo Nemu inachevé à un tome et le destin de son héroïne, Nemu, dans les mains et l’imagination de ses lecteurs. Il existe peu de renseignements sur lui, car il restait très discret mais n’aura apparemment jamais terminé une de ses oeuvres “longues”. Selon la postface écrite par son éditeur, il avait déclaré “je ne peux plus dessiner” à la fin du premier tome de Nemu.

L’histoire apparaît à première vue classique : Nemu est une jeune lycéenne qui adore dessiner, créer de nouvelles histoires et veut devenir shojo mangaka. Son seul souci est qu’elle est assez taciturne, d’une timidité maladive et n’arrive pas à franchir le pas pour présenter son travail à des personnes pouvant évaluer son travail et lui donner des conseils. Nemu laisse un jour son travail dans la boîte aux lettres d’une mangaka connue de sa ville, mais est bien trop timide pour oser sonner à l’entrée et demander un avis!
Sa cousine, qui a envie de l’aider, lui présente un jour Goro Kimura, un auteur d’une trentaine d’années qui revient de Tokyo (l’auteur s’est fortement inspiré de sa propre vie pour ce personnage…). Il n’est pas très connu et a un caractère de cochon : à la première entrevue avec Nemu, au lieu de donner son avis sur le travail de l’héroïne, il pose des questions sur les motivations de Nemu et part sans que celle-ci n’ait pu donner de réponse (Tata : Il est trop cooooool Goro <3).
Nemu est un peu déroutée par ces questions mais reprend contact avec Goro, s'attache à lui et va peu à peu trouver en lui une motivation pour poursuivre son rêve à Tokyo après la fin du lycée...

Les dessins de la vie est un de ces manga rares qui charment d’abord par leur dessin. Un dessin pur, racé, très fouillé tout en restant simple et sans fioritures inutiles. Je ne sais par contre pas pourquoi Hirosuke Kizaki avait choisi de représenter les personnages avec des oreilles, des yeux, un nez et une queue de chat, mais j’aime vraiment beaucoup l’aspect des personnages, doux et lissés, surtout Nemu qui apparaît vraiment pure et fragile et donne envie de la protéger (oui, ce personnage est moe dans le vrai sens du terme).
L’auteur s’attarde sur les attitudes et les situations de la vie de tous les jours, ce qui permet de mieux cerner le personnalité et les indécisions de chacun, en faisant de ce manga un modèle du genre tranche de vie contemplatif. Nemu est sans doute le personnage qui parle le moins, même si elle est l’héroïne ; la répétition de certaines scènes, par exemple quand elle dessine le soir dans le restaurant de ses parents, permet toutefois de discerner son état d’esprit bien mieux qu’un dialogue ou que l’utilisation d’un monologue intérieur.
De même, l’attachement, sans parler véritablement de romance, qui lie Nemu à Goro n’est perceptible que par quelques attitudes du côté de Nemu qui rendent leur relation vraiment choupite. De ce fait, le manga avance lentement mais permet au lecteur de s’identifier complètement aux héros, en provoquant l’effet moe dont j’ai parlé plus haut.
Tout cela me rend l’ensemble doux et plaisant à lire et à relire ; Les dessins de la vie dégage une vraie nostalgie douce-amère d’un temps révolu, celui des hésitations lors du passage à l’âge adulte, avec Nemu découvrant et contemplant la dureté de la vie qui l’attend et qui, en miroir, contemple la vie du mangaka qui la dessine. C’est un vrai bonheur qui devient un peu douloureux et triste quand j’arrive à la dernière page, page qui me rappelle l’absence de fin de ce manga. Mais la non-fin permet de replacer l’histoire sous autre angle, celui du manga autobiographique d’un jeune auteur fragile et taciturne cherchant sa voie à travers son manga, en laissant profondément sa marque sur les pages et qui ne parvient pas à la trouver à temps avant de mourir. D’ailleurs, toujours selon son éditeur, Hirosuke Kizaki avait comme premier nom de plume Hakuwa Kagero, du nom d’un insecte qui meurt un jour après sa dernière mue d’adulte.
Nous ne savons pas grand-chose sur la vie de Hirosuke Kizaki, mais il a laissé une oeuvre marquante. Il a dessiné et aimé des personnages qui lui ressemblent et qui permettent d’apercevoir, par leurs attitudes et leur caractère, un portrait des sentiments de leur auteur, tout en finesse et en mélancolie.
Ce manga est un indispensable à lire. Il n’est plus édité depuis longtemps, mais est toujours trouvable dans les solderies, conventions et sur Internet.
En ce moment, je suis au chômage. Donc je m’emmerde un petit peu. Assez pour faire mon stock d’animes et les regarder à la suite, comme par exemple Godannar qui m’a l’air assez prometteur, ou No.6, dont je vais parler dans cet article, anime en 11 épisodes adapté des light novels d’Atsuko Asano, sortis chez nous sous le titre N°6, genre pour bien nous confuser la tronche. Attention, cet anime étant pour les filles aimant les hommes qui aiment les hommes, j’estime qu’il est de mon devoir de vous prévenir que vous aurez droit à des propos et des images choquantes pour les personnes les plus fragiles.

No.6 nous narre l’histoire d’un monde dévasté par l’humanité qui tente de se reconstruire sur six îlots de terre séparés les uns des autres et différenciables par un chiffre. No.6 est donc avant tout l’histoire d’une ville qui aurait la grandeur d’une nation : la ville-île no.6, l’ultime utopie enfermée par des murs en béton armé, dans un monde débarassé des affres de la guerre, un monde enfin en paix.
Pourtant, dès le début du premier épisode, nous faisons la connaissance de Nezumi, un jeune garçon aux cheveux et yeux bleu-gris qui fuit des agents armés. Il est blessé et parvient à s’enfuir de justesse de la maison de correction de No.6, ce qui contraste avec les allées fleuries et la luxueuse maison carrée où habite Shion, jeune élève surdoué promis à devenir l’élite de la ville, avec sa mère, Karan. Shion et Nezumi n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant, un soir pluvieux, Nezumi débarque dans la chambre de Shion, blessé et couvert de crasse. Le premier contact est un peu houleux, mais Shion parvient vite à apaiser Nezumi qui se montre très agressif et à le soigner, puis à le laisser partir. Seulement, les conséquences sont désastreuses pour Shion et sa mère… Shion est déclassé et ils doivent tous les deux quitter leur luxueux pavillon pour descendre dans les bas-quartiers de No.6. Plus question de vie dorée, Karan devient boulangère et Shion trouve un travail de surveillant d’un parc municipal.
4 ans plus tard, Shion voit partir Safu, son amie d’enfance, vers No.5 pour y poursuivre ses études. Peu après, Shion découvre dans son parc le cadavre d’un homme qui semble très âgé, alors qu’il n’a en réalité qu’une trentaine d’années. La police intérieure de No.6 apprend très vite que Shion est au courant de l’affaire et tente de l’arrêter puis de l’emmener vers la maison de correction, mais Nezumi apparaît et récupère Shion pour l’emmener de l’autre côté des murs de la ville, vers la “lost town”, un endroit de l’autre côté du mur mais collé à No.6 où se sont regroupés les exclus de l’utopie. Là, Shion comprend que No.6 n’est qu’une façade et que tous ses habitants, dont sa mère, sont en danger à cause d’un parasite inconnu…
Couic couic couic
Pour les fans de séries rétro, le nom de l’anime vous aura peut-être fait tiquer. Car No.6 fait penser, par son titre, à la série Le Prisonnier, qui a pour personnage principal Numéro six, qui se retrouve un jour sur une île à priori utopique et paradisiaque mais est en réalité une prison truffée de micros, de pièges et de personnes manipulées. La référence est loin d’être anodine, car comme on s’en doute après le premier épisode, la ville No.6 de l’anime est également une prison dorée. Une prison où toute personne travaillant pour la ville doit prêter serment d’allégeance tous les matins avant de prendre son poste. De même, tous les citoyens sont obligés de porter en permanence des bracelets électroniques d’identification, qui servent également de micro aux autorités pour écouter toutes les conversations. Toute personne qui comprend que No.6 n’est guère mieux qu’une prison et ose le dire est condamnée à être enfermée dans la maison de correction, d’où personne ne revient.
No.6 demande donc à ses citoyens une soumission totale, chose dont semble être incapable Shion, qui agit selon son coeur, ce qui lui attire les pires emmerdes. Soigner Nezumi, un prisonnier échappé de la maison de correction, lui a valu un déclassement dans l’échelle sociale de la ville. Douter de No.6 en public, sur la question de l’épidémie, devant son collègue, précipite son incarcération. Son salut, incarné en Nezumi, lui impose de renoncer à ses privilèges de citoyen de la ville : il lui faut jeter son bracelet d’identification, à la fois sésame et boulet le rattachant à No.6. Car ce n’est qu’une fois libéré de No.6 que Shion peut s’épanouir complètement, utiliser son potentiel et réaliser ses rêves, impossibles à réaliser dans une ville où il exerçait des fonctions guères plus valorisantes que celles d’une femme de ménage.
Mais Shion, qui découvre avec stupeur la “lost town”, où la loi du plus fort semble constituer le quotidien de ses habitants, ne semble pas renoncer à son but altruiste : sauver No.6 d’une épidémie, causée par un insecte parasite, en faisant tomber les murs de la ville. Nezumi, chez qui il vit, ne voit pas les choses sous cet angle : pour lui, Shion n’est qu’un “bébé”, un idiot qui rêve encore éveillé et ne comprend pas toutes les horreurs du monde généré par No.6, qui semble être si belle mais qui cache des remugles infâmes.

En même temps, Nezumi est attiré par la fraîcheur et l’innocence (ou la stupidité, à vous de voir, mais mon énervement de départ contre Shion qui cumule les gaffes et paraît niais au possible a un peu disparu par la suite) qui émane de Shion. Ces deux êtres opposés, tant mentalement que physiquement (Shion a les cheveux qui blanchissent sous l’effet du parasite, est-ce en symbole de son innocence?) s’attirent. Pas de grosses scènes de sexe qui tache ici, nous sommes dans un divertissement pur pour jeunes filles en fleur, donc beaucoup d’ambiguité et de tension sexuelle dans un monde qui n’accorde que peu de place à un véritable amour.
D’ailleurs, il n’y a pas dans No.6 la place pour les sentiments véritables : Safu ne sait pas ce qu’est l’amour et propose une séance de sexe à Shion pour toute déclaration amoureuse avant son départ à l’étranger ; les relations entre Karan et Shion pendant leur séjour dans leur propriété luxueuse se résument à des appels par téléphone… Ce n’est que hors de No.6 ou dans des lieux “protégés” que les différents personnages (ré)apprennent les émotions humaines comme l’amour, mais aussi la haine, la peur, etc. Safu, qui est la première à avoir compris l’étendue de la supercherie en revenant à No.6 pour enterrer sa grand-mère, en subira les conséquences ultimes.

Néanmoins, nous sommes dans un anime pour filles, il faut de l’amour! Effectivement la tension sexuelle entre les deux personnages principaux est palpable pendant tous les épisodes et pour une fois sa mise en scène est assez sympa. Voir Shion ou Nezumi sursauter à la simple mention du prénom de l’autre est touchant, d’autant qu’il n’y a pas de sensiblerie attachée, sauf peut-être du côté de Shion. De même, pas d’yeux de merlan frit, pas de scènes lourdingues, cet anime reste minimaliste du point de vue de l’attachement progressif entre les deux personnages (malgré leurs caractères fondamentalement opposés) et c’est très bien comme cela.
La scène du premier baiser entre Shion et Nezumi, chez Nezumi, est une tentative de mettre un mot sur ces émotions amoureuses anciennes mais encore non identifiées chez Shion. Ce baiser d’au revoir est touchant car il n’en est pas un. C’est plutôt un essai pour transformer les non-dits en un acte (un peu désespéré, certes) résumant les sentiments de Shion, voire comme un adieu de deux amants qui ne se seront pourtant jamais touchés. J’avoue que cette scène m’a fait glousser d’un plaisir de fangirl un peu niaise, mais voyez-vous, je suis un peu niaise sur les bords :p (et je ne parle pas de la suite :3)
En bref, l’histoire de No.6 est assez intéressante et bien amenée pour un anime aussi court ; les light novels doivent contenir plus de détails croustillants sur le passé de No.6 et sur nos deux tourtereaux, je vais checker les romans sortis en France chez les éditions du Rocher, tiens (merci Gemini pour l’info, j’ai complètement zappé cette sortie). Le seul point noir au tableau serait finalement cette histoire de parasite, que je trouve complètement abusée et irréaliste. Mais j’ai assez spoilé la série comme ça o/
En fait, les nombreux non-dits de cette série et la fin ouverte de l’anime sont du pain béni pour les fangirls qui se vengeront sur les fanfics et les doujinshi, pas de doute là-dessus… D’autant que les deux héros sont physiquement stéréotypés “mangasse pour fille”, genre c’est pas du tout fait exprès. Et puis on ne sait pas du tout qui est uke ou seme dès l’image d’accroche de la série, genre. Mrou :3 Perso, je suis preneuse de tout fanart/doujin sur les deux compères, même si c’est stéréotypé à mort et marqueté pour les filles niaises (les persos ont un design tellement “de base” que j’ai limite l’impression qu’on me prend pour une conne.).
J’ai au final bien aimé cet anime, qui, sans être l’anime du siècle, s’en tire honorablement pour ses 11 épisodes. L’action est bien dosée et parfois très très bien animée lors de combats plutôt réalistes, les personnages sont sympas, mais il m’a fallu un temps d’adaptation assez long (les 3-4 premiers épisodes d’exposition) pour me faire à cet anime. Pour moi, le début est tout simplement catastrophique. Il enchaîne clichés sur clichés sur à peu près tous les personnages. Vraiment, heureusement que je me suis accrochée! Nezumi <3
Et si on parlait de la migration saisonnière des oies sauvages et de leurs conséquences? Le terme d’oie, un peu bâtard, désigne à la fois des canards et d’autres volatiles comme les cygnes. Et là, attention au gabarit! La différence est énorme quand, par exemple, ces oies viennent se balader dans un réacteur d’avion ; un canard aura une puissance de destruction moindre qu’un cygne (surtout avec les plumes), qui lui ressemble particulièrement aux poulets décongelés projetés lors de tests sur des réacteurs d’avion ou des sondes de mesure de vitesse et de pression.
D’ailleurs, certains experts en crash d’oiseaux migrateurs affirment avoir retrouvé de l’ADN de Nils Holgersson, après l’analyse d’une tache noirâtre écrasée au fin fond d’un… Comment? C’est un article de compte-rendu de la JE Centre et pas de crash-tests d’oiseaux?
Bref, reprenons.
JE Centre a eu lieu ce week-end, au parc des expositions d’Orléans, juste à côté du Zénith d’Orléans, dans la joie et la bonne humeur. Je n’y suis pas restée les deux jours en totalité, ni assisté aux concerts : en fait, j’y ai passé peu de temps. Néanmoins, j’y ai assez fureté pour dégager un aperçu de la convention et forger mon avis…
Déjà, pour ceux qui auraient pu se sentir dépaysés par la délocalisation de la convention, je pense que l’organisation a tout fait pour les rassurer : la JE Centre a été un exemplaire miniature de toutes les JE passées. Boutiques, boutiques, boutiques et, ah, wait, activités au fond à droite ont caractérisé cette convention. Comme d’habitude, il était facile de ne faire qu’une partie de la convention : la partie boutiques étant en plein milieu du hall, accessible dès l’entrée, dans ces conditions, zapper les activités n’était pas très difficile.
D’ailleurs, en ce qui concerne la majorité des activités, le parent pauvre de la convention, elles étaient reléguées pour la majorité au premier étage, dans des coins… J’ai eu une certaine pitié pour le coin relaxation, perdu dans le béton du premier étage avec ses deux fauteuils, mal éclairé et sous la mezzanine. Un petit effort de mise en scène aurait été bienvenu, car l’impression d’abandon était assez perceptible. De même pour l’espace conférences, avec un invité japonais et son interprète qui ont lutté pour se faire entendre, alors qu’en face un atelier de tambour était en pleine démonstration.
Je ne parle même pas de l’activité karaoke (organisé par une association), au rez de chaussée cette fois, qui avait un périmètre ridicule pour une puissance vocale assez forte, ce qui était dommage car ce n’était pas la place qui manquait, à cette convention! D’ailleurs, les mini-expositions des oeuvres de Yumiko Igarashi et l’hommage à Satoshi Kon, très intéressantes, auraient mérité de s’étaler un peu plus… Vraiment, j’en retiens une très mauvaise utilisation de l’espace disponible.
Par contre aucun souci au niveau des boutiques, la principale attraction, même si tous les genres étaient mélangés. Il y a même eu des stands qui vendaient de l’officiel! *joke* Ils étaient perdus au milieu des stands de vente de HK et de sabres en toc, mais on a pu repérer quelques stands sérieux, ce qui fait plaisir. On a aussi pu profiter des quelques stands de vente de manga/DVD pour acheter des box de séries à vil prix loucher sur des DVD de H et baver sur l’intégrale de la série City Hunter à 200 et quelques euros. On a aussi pu admirer les stands de vente de bijoux, sacs ou autres faits par de jeunes créateurs, mais l’uniformité de ce qui était présenté en bijoux était fort dommage : que des gâteaux et des macarons, à croire que tout le monde s’est donné le mot…
Niveau fanzines, c’était très sympa (o/ la Brigade SOS), mais il n’y avait pas grand-monde non plus… Moi qui venais un peu faire mon stock de fanzines yaoi bêtes et méchants (sur Laytoooooooon *o*), j’ai été déçue sur le coup :/
En stands HK, rien que de l’habituel… Avec notamment un stand proposant les mêmes posters de fanarts chourés sur Deviantart que cet été. Enfin, on commence à avoir l’habitude.
Par contre, niveau nourriture, JE Centre était pas trop mal sur le créneau, avec un stand de nourriture japonaise chaude, à tarifs prohibitifs certes, mais qui avait l’air pas trop mal et qui changeait un peu des stands de bouffe soit-disant japonaise présents parmi les exposants, mais surtout remplis de gâteaux et boissons chinois ou coréens (j’étais O_O devant les gens qui se précipitaient pour acheter ces cochonneries). Mention spéciale toutefois pour l’odeur de graillon et la fumée de cuisson des saucisses d’un stand de sandwiches qui nous ont accueillis le samedi après-midi, on se serait crus à la foire de dégustation de produits locaux de Trifouillis les Oies (domestiques, celles-là).
En bref, j’ai été très déçue par cette convention, qui m’a parue étriquée et sans ambition, voire vide. Il y avait pas mal de personnes qui avaient fait le déplacement, donc ce n’est pas non plus un total fail. Les cosplays étaient beaux pour la plupart, en plus, mis à part quelques personnes qui n’auraient pas dû sortir leurs costumes du placard tellement ça faisait mal aux yeux. Mais cette convention reste pour moi un beau plantage, digne d’un crash d’avion suite à un problème d’oie migratteuse.
PS : pas de photos, désolée. Allez voir chez Pazu, il en a lui.
PPS : j’aurais dû aller à la Yaoicon à Lyon. Snif ;_;
Le week-end qui vient, je serai à la Japan Expo centre. Y’aura plein de gensses, des invités, des exposants intéressants. Enfin, si on en croit le planning, pas tant que ça (j’aime pas la J-pop pour otakus), mais passons. Cette JE me tient un peu à coeur, parce que c’est chez moi. Ce week-end, on verra plein de gens venir de chez eux en train, en voiture, à cheval ou en moto, ben moi je viendrai à la JE à pieds (et limite en tongs).
Petit guide pour les gensses pas du coin! (prenez de quoi bouffer pendant la lecture, vous en aurez besoin)
Arrivée par le train
Déjà, Orléans c’est pas très loin de Paris (1h à partir de la gare d’Austerlitz), un peu plus loin pour ceux qui viennent de contrées plus exotiques mais c’est sympa quand même :3 Je rappelle juste qu’Orléans a 2 gares : la gare des Aubrais-Orléans et la gare d’Orléans. Aucune des 2 n’est atteignable par TGV, donc vous vous emmerderez vachement plus de temps dans les transports du genre TER ; emmenez des trucs à faire. Je vous conseille de descendre à la gare d’Orléans si votre train vous y mène, sinon de descendre aux Aubrais (plan ci-dessous) si vous devez prendre la navette SNCF (par rail) pour rejoindre la gare d’Orléans. Parce que la navette c’est franchement casse-couilles.
Ensuite, vous arrivez à Orléans (ou à Fleury les Aubrais si vous descendez à la gare des Aubrais-Orléans, ne paniquez pas c’est pas loin), wééééé cool! Mais ce n’est pas fini. vous devrez prendre le TRAM. Mwi, parce que chez nous on est modernes. Vous devrez pour cela prendre un ticket de transport, soit à l’unité, soit à la journée. Si vous ne comptez pas rester tout votre week-end à glander à la JE, je vous conseille le titre à la journée, pour aller visiter, c’est cool. Les tickets sont achetables dans des distributeurs automatiques (vous pouvez payer par CB ou espèces) disponibles à chaque arrêt de tram.
Pour se repérer et prendre le tram aux Aubrais, c’est facile : il n’y a qu’une sortie et le tram est en face. Attention, à la gare d’Orléans il y a plusieurs sorties, dont une au fond de la gare qui mène à une sorte de no man’s land : si vous prenez cette sortie, prenez à droite dès que possible, vers un couloir blanc et jaune avec des escaliers qui mènent à la gare de bus (sous une dalle en béton) ; la station de tram Gares d’Orléans est au fond. Mais si vous prenez la sortie “officielle”, celle avec les portes coulissantes (sur le côté de la gare), les rails ne sont pas difficiles à trouver : une fois sortis, vous tomberez dessus. La station est sur la gauche en suivant les rails, après le virage. La station de tram à la gare d’orléans est sous la trémie (plan ci-dessous).
Une fois fait, une fois montés dans une rame confortable où vous pourrez observer de vrais orléanais en liberté (j’aime pas le tram >_<) qui vous amènera, évidemment dans le bon sens (direction Hôpital de la Source si vous venez de n'importe quelle gare), à l'arrêt Zénith/Parc des expositions, parce que le Zénith est pile poil à côté du parc expo. Donc que même si vous n'avez pas vu le parc expo, vous ne pouvez pas rater le Zénith, vu qu'en fait c'est pas possible, tellement il est GROS.
Là, vous êtes arrivés, y'a plus qu'à entrer dans le parc des expos et à débrancher son cerveau.
Arrivée par voiture
Sachez tout d’abord que l’autoroute A71, en bifurcation avec l’autoroute A10, dessert directement Orléans, avec plusieurs sorties le long de la ville. Si vous voyez un gros cours d’eau (genre, la Loire), c’est que vous êtes quasiment arrivés.
Faites attention sur la D2020 (anciennement RN20, la route qui traverse Orléans dans le sens nord/sud et qui dessert le Parc des expositions), il y a des travaux à peine terminés au sud d’Orléans, mais qui peuvent déclencher des bouchons à proximité des radars (limités à 50 km/h) en remontant vers le centre d’Orléans. Rassurez-vous, ces radars sont signalés et limités aux alentours de la Loire (le long de la RN20 avant la Loire quand vous descendez vers le sud et après la Loire quand vous remontez), mais l’orléanais moyen croit qu’en allant à une vitesse de tortue de 20km/h il ne se fera pas flasher, quitte à emmerder tout le monde.
Faites attention également dans le centre d’Orléans (côté cathédrale/ rue Jeanne d’Arc/ place Charles de Gaulle), la dernière fois que j’y suis allée (la semaine dernière), il y avait toujours un peu de travaux pour la seconde ligne de tram.
Sur le Parc expos (même explication que pour le train : si vous ne trouvez pas le parc expo parce qu’il n’est pas assez gros, cherchez le Zénith, il est visible comme le nez au milieu de la figure et en plus c’est marqué dessus), il y a la possibilité de se garer, avec un assez gros parking sur le côté (plus ceux indiqués sur la carte de la JE). Si il n’y a plus de place, pas de panique! Le parc des expositions est situé dans une zone d’activités, le long de la RN20. En gros, y’a de la place pour se garer à peu près partout alentour, le plus gros parking pas très loin étant le parking d’un Auchan.
MANGEEEEEEEEEEEEEEER!
Moui… Bref. Qui dit parking Auchan dit effectivement qu’il y a un gros Auchan quasiment en face du parc des expositions (voir le plan plus bas), ouvert le samedi dès 8h30, fermeture à 22h, accessible à pieds, en tram et en voiture. Pour l’avoir fréquenté assez souvent pendant une dizaine d’années, les stocks sont parfois un peu défaillants (pas de chips nature en plein été?) mais vous devriez avoir largement de quoi vous sustenter. Le dimanche par contre est un peu plus délicat vu que rien n’est ouvert sur la zone à proximité, y compris le Auchan, faites des stocks.
Sinon, vous avez une profusion de petits restaurants plus ou moins sympas dans le centre-ville d’Orléans, dans le quartier du début de la rue de Bourgogne (attention, elle est assez longue comme rue), du côté de Châtelet, pays où la bière coule à flots. Si vous avez envie de manger du fromage, je vous conseille l’Espadon, à Châtelet, ou Les pissenlits par la racine, qu’on voit sur la carte, situé le long de la rue de Bourgogne. Certains bars et restaurants sont même ouverts le dimanche soir, par contre aucune idée pour le dimanche midi.
Si vous êtes fauchés ou que vous êtes maso, la zone du parc des expositions contient tout ce qu’il faut en McDo et Quick ; d’ailleurs il y a un Quick pile en face du Auchan. Le Mcdo est situé un peu plus haut, en remontant la RN20 vers le centre-ville d’Orléans, mais y aller à pieds est un peu compliqué (y’a pas de passages piétons).
Tourisme
Orléans n’est pas, à mon opinion, une ville super touristique. Mais il y a eu une rénovation urbaine dans certains quartiers qui, ma foi, les rendent sympathiques. Le quartier le plus sympa est celui du début de la rue de Bourgogne, là où sont situés les bars sympas, qui a gardé un petit côté médiéval/Renaissance assez chouette, avec la cathédrale à l’extrémité et l’hôtel Groslot pas loin. Sinon, à côté, il y a les bords de la Loire qui sont aussi sympas à voir. Le centre-ville en lui-même (place du Martroi et sa Jeanne d’Arc et rue de la République) est sympa mais sans plus.
J’en profite pour faire de la pub pour le Miskatonic shop, une petite boutique bien sympa dans le coin de la cathédrale, au 19 sur l’avenue Jeanne D’Arc, avec un gérant super cool qui ne sera pas à JE Centre mais allez lui faire un petit coucou, ça lui fera plaisir.
Si vous avez des questions, ou des suggestions, j’updaterai ce post qui ma foi m’a mis un sacré bout de temps à compléter.
Attention, pour cet article, ça va parler beauté. Eh ouais, des fois ça me prend aussi comme une envie de pisser. Donc ne fuyez pas, parce que ça peut concerner à la fois les filles et les garçons qui ont des petits problèmes de peau.
On considère souvent que nous, occidentaux, sommes au top de tout ce qui touche à la beauté et aux cosmétiques : marques reconnues mondialement, produits super chouettes et efficaces… Eh bien des fois on ferait mieux de se la fermer, moi j’dis. Parce que j’ai découvert récemment un truc qui bute. Et c’est typiquement japonais.
Dans mon jeune temps, comme un vrai mouton, j’ai fait comme tout le monde de mon âge : j’ai eu des boutons. Par milliers, comme une vraie calculatrice TI 80 (han la référence de vieille, jvous jure >_<). J'ai aussi fait comme tout le monde à mon âge : j'ai utilisé de l'Eau précieuse et du Biactol. En fait non, pas vraiment de Biactol : ma mère ayant des actions dans toutes les parapharmacies de France et de Navarre, j'ai écumé pendant pas mal de temps absolument tous les produits disponibles pour lutter contre l'acné dispo en para. Y compris des trucs vendus que sur ordonnance et qui m'ont littéralement grillé la peau.
Donc, à 26 ans, je me retrouve avec une peau toujours aussi débile à faire des boutons (mixte à grasse quoi) mais aussi devenue très sensible à cause de la torture que je lui ai fait subir pendant des années (genre, elle est devenue intolérante aux produits La Roche-Posay qui sont censés être "doux" pour la peau...) et totalement déshydratée. Sans pour autant que l'aspect de ma peau s'arrange : outre les boutons, j'ai parfois des kystes, toujours autant de points noirs (hmmm glamour) et les pores éclatés qu'on dirait des cratères.
Bref, il était temps d'agir, surtout que pendant 2 ans j'ai quasiment rien fait pour que ça s'arrange, avec un mec (ex) qui geignait à chaque fois que je me mettais de la crème parce que ça faisait bizarre contre sa joue et qui ne perdait pas une occasion de se foutre de ma gueule parce que je mettais des crèmes, alors que lui ne met rien du tout et a une belle peau. Ce qui, soit dit en passant, est totalement normal (et injuste), parce que les hormones des filles influent aussi sur l'état de la peau et n'ont aucun état d'âme à la faire passer de peau géniale à l'état de pépinière à furoncles en moins de 2 jours, surtout à l'approche des règles.
Bref.
Cet été, je me suis transformée en vers luisant, avec une peau épaisse de rhinocéros telle que j'avais plus qu'une seule ligne de ride quand je plissais le front, là au milieu. Très inconfortable et désagréable, surtout quand on prend le RER le matin et qu'on sort en ayant l'impression d'avoir besoin d'une douche, alors qu'il n'est que 8h30 du matin. Une visite en parapharmacie et une envie de meurtre contre une vendeuse plus tard ("oh, mais vous avez la peau super grasse vous!" "non, effet RER B..."), j'en suis ressortie délestée de 60 euros (non, faut pas déconner, je n'ai acheté qu'un produit) et d'une envie de vengeance contre ma peau chiante au possible : ça va saigner. Je me suis donc tournée vers les blogs beauté et la sapience innée de l'Internet mondial et globalisé. Et j'ai scruté un peu vers l'orient, parce que ça change.
Le credo de la femme asiatique et surtout japonaise c'est que pour être belle, il faut avoir une belle peau et que pour avoir une belle peau, il faut l'entretenir. D'où la prolifération de plein de marques de beauté absolument inconnues chez nous, de produits pour toutes à utiliser tous les jours avec des actifs réservés chez nous aux vieilles parce que c’est pas glamour et plein de produits mignons et quand même hyper efficaces. Par exemple, la BB crème, concept occidental à la base et qui se répand petit à petit en Europe (avec une pub pour une BB crème Garnier qui commence à peine à percer à la télé), est un produit ultra banal en Asie (sauf ptêt en Corée du Nord), comme des dizaines d’autres qui sont pour nous révolutionnaires alors que ça se fait depuis des années à l’autre bout du monde.
J’ai donc adopté le layering, ou comme on dit en France, le Millefeuille (allez voir le lien, c’est hyper utile). Et non, ce n’est pas un truc à manger.
Le layering est une technique ancestrale des femmes japonaises, qui ont trouvé le moyen de squatter un temps indéfini la salle de bains en ayant une bonne excuse pour le faire.
Le layering, c’est une routine de soins au minimum en 4 étapes pour le soir et en 3 étapes le matin, à effectuer tous les jours, toute l’année et qui marche aussi bien avec des produits asiatiques que des produits bien d’cheu nous :
1 – démaquillage avec de l’huile achetée dans le commerce (huile d’olive ou isio 4…) ou une huile spécial visage, à appliquer avec les doigts. Bon, je vous recommande quand même l’huile spéciale pour le visage, hein, vous sentirez moins la salade tomate-mozzarella. Cette étape sert à enlever le maquillage (seule l’huile convient au démaquillage des trucs les plus tenaces) et la pollution.
2 – lavage avec un savon doux ou un liquide moussant doux avec les doigts. Cette étape vise à enlever l’huile et à éviter le bouchage des pores.
3 – passage d’une lotion avec un coton (ou avec les doigts) ou d’un masque à la lotion pour parfaire le nettoyage et rééquilibrer le PH. Je maîtrise pas encore trop cette étape, mais ça va venir :3
4 – appliquage de crème hydratante, avec sérum(s) par dessous si y’a des problèmes spécifiques à traiter ou si vous avez plus de 26 ans.
Ca, c’est la routine pour le soir. Le matin, on zappe l’étape démaquillage, parce qu’il n’y a rien à démaquiller… Ca s’accompagne de massages divers et variés, de trucs exfoliants (sans grains, les trucs exfoliants, malheur de malheur! ça agresse la peau!), de masques (sans argile! ça agresse et graisse la peau) et de plein de trucs pour faire du bien à la peau. Bref, si vous êtes des quiches, ne vous bilez pas, les japonais y zont tout prévu. Le basic 3 temps de Clinique ça marche aussi bien qu’étant un peu différent, mais en mettant une crème hydratante ensuite. Et si vous êtes pauvres, ça marche quand même aussi, suffit juste de choisir des produits adaptés à sa peau et po chers.
Hé ben déconnez pas, mais chez moi ça marche. J’ai la peau moins épaisse, moins de boutons et quand j’en ai ils partent plus vite, en 1 jour ou 2 maxi. Sauf les gros chtards hormonaux qui me font chier, mais ça j’y peux rien, hein. J’ai moins de points noirs et de kystes. J’ai aussi moins de pores dilatés…. Ma peau est moins grasse, moins luisante. La journée, quand j’ai des boutons qui me grattent (les fameux hormonaux, qui ne supportent rien), j’utilise le pschit d’Avène à l’eau thermale, qui fonctionne nickel, en plus ça fait marrer les collègues. Et j’adapte les soins à ma peau, selon ses besoins :3
Et c’est adapté à tous les types de peau, il suffit de choisir ses produits.
Depuis que je me sens beaucoup plus encline à me caresser la peau tout le temps parce qu’elle est devenue ‘achement plus douce, je suis un peu plus encline à respecter les japonaises qui passent 3 plombes dans la salle de bains, pour avoir inventé un truc qui bute tout. Par contre maintenant je scrute tous les sites internet de vente de cosmétiques asiat’ et je demande à des gens qui vont au Japon de me ramener plein de cosmétos de là-bas. Parce que ouais, les produits asiatiques c’est pas réservé qu’aux asiatiques. D’ailleurs ça me fait plaisir d’avoir à portée de commande autant de produits adaptés à mon type de peau, parce qu’en France j’ai un peu l’impression de passer pour une alien, avec ma peau pas comme les autres (on m’a déjà dit qu’une peau grasse, mixte ne peut pas être déshydratée et sensible)… Donc ça fait un peu monomaniaque mais j’assume :p
Bon, sinon mon wordpress me fait suer à m’obliger à taper mes balises de liens hypertexte à la main. Mise à jour de meeeeeeerde >_<
Un post ma foi qui pourrait être bien inutile si ce n’était handicapant pour mon pedigree de liseuse compulsive de mangasses yaoi : je suis atteinte du syndrome rare de “la honte” totale de lire un titre. J’ai pourtant lu des trucs vraiment nuls, très débiles, mais là je ne peux plus, j’ai trop hoooooooooooooonte…. De lire du Piyoko Chitose. Voui, j’ai ACHETE le manga qui a sa couverture en illustration en-dessous. J’accepte aussi les tomates pourries.

Effectivement, en tant que mordue de yaoi, j’ai lu de très bons titres au cours de ma carrière, mais j’ai aussi lu plein (trop) de titres vaguement moisis, voire totalement pourris. J’ai ACHETE et lu Zetsuai 1989 sans faiblir, je me suis enquillé pas mal de titres d’auteures peu connues et sans talent particulier, avec des planches aux corps anatomiquement étranges et aux histoires de Q sans aucune imagination.
J’ai lu Sensitive pornograph, quand même, bordel! Je devrais être immunisée! ;_; Mais il semble que je suis définitivement allergique aux Piyoko Chitose. Je me demande même pourquoi Tonkam a eu l’idée folle de traduire les titres de cette auteure, tellement ses manga n’ont absolument rien pour eux.
Je pourrais faire de grands discours, mais ça me déprime tellement de développer sur le pourquoi du comment que je vais juste faire un résumé concis du problème qui, je pense, se suffira à lui-même.
Dessin de personnages aux corps disproportionnés (cela se voit sans mal sur l’image ci-dessus), tous clones les uns des autres (pardon, rétablissons la réalité : ils sont différents et différenciables parce que le niveau de gris des trames de cheveux n’est pas le même pour tout le monde)… Histoires, même longues, nullissimes et sans aucune imagination -ne parlons même pas des dialogues-, mis à part la situation de départ qui est elle-même une énième variation de lieux communs éculés du manga H de base… Scènes de cul chiantes à en mourir, tellement les personnages sont difformes, aux expressions faciales figées même en pleine action, avec des poses incongrues ou anatomiquement impossibles… MAIS POURQUOIIIIIIIIIIIIIIII? HEIN? POURQUOI TANT D’ACHARNEMENT? POURQUOI TRADUIRE DU PIYOKO CHITOSE? POURQUOI ESSAYER DE TUER DES GENS EN LEUR FAISANT PLEURER DES LARMES DE SANG A CHAQUE LECTURE? EN PLUS CA TUE DES CHATONS!
Personnellement, je pense que Tonkam fait fausse route en s’acharnant à sortir ces histoires sans aucun intérêt. Pire, qui sont contreproductives et montrent un aspect négatif du mouvement yaoi, car il est difficile de faire pire dans le cliché du mal scénarisé et du mal dessiné (*edit* Ah si, chez Tonkam y’a aussi la série des Game, un équivalent dans la niaiserie et le moisi qui devrait faire l’objet d’un autre article. Après tout, j’ai traduit, édité et corrigé des scans d’Oujisama Game…).
Piyoko Chitose n’a jamais vraiment eu une réputation flatteuse auprès des yaoistes, en leur étant même quasiment inconnue, car les oeuvres de Piyoko Chitose ont été peu traduites. Je précise en passant que les yaoistes qui scannent et sortent des chapitres de manga yaoi ont un certain goût, elles aussi. Donc elles évitent en général de sortir de la merde, synonyme de perte de temps. En l’occurence, quand on voit les immondices de cette auteure qui sortent en ce moment, on comprend pourquoi!
Je sens que pour moi Piyoko Chitose va finir par se nommer Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Parce que parler d’elle, même brièvement, me donne des palpitations, une envie de vomir et de trucider quelqu’un. Ou des chatons. Ou des bébés phoques. Bref, Tonkam, bande d’irresponsables!
Suis-je la seule à qui cela arrive? Suis-je la seule à acheter des manga pour ensuite les ranger dans un coin sombre et souhaiter qu’ils disparaissent dans une faille spatio-temporelle, tellement je n’ai pas envie de les lire?
!Attention, article bancal! (ouais quoi, je reprends du service, le premier a l’autorisation d’être raté
)
Ces derniers temps, je me suis aperçue que je ne lis plus que des manga pour adultes (du seinen-josei en majorité, pas que des manga +18, bande de petits pervers). Non, ce n’est pas grave, je ne suis pas malade, mes centres d’intérêt ont juste glissé vers ce genre de manga au fil du temps. En fait, j’en ai toujours lu -je suis une grande fan de L’Habitant de l’infini devant l’éternel et ai enduré l’époque ou Casterman traitait ce manga comme de la merde (et en sens français, s’il vous plaît)-, mais ces derniers temps le phénomène s’est accentué. Family compo, Nana to kaoru, Pluto, Emma, Le pavillon des hommes, Melle Oishi et tout le reste, j’en suis arrivée à ne plus lire de shônen et dans une moindre mesure plus de shojo non plus…
Quand j’ai commencé à lire du manga, j’étais à fond dans le shonen. Kenshin, Fly, Saint Seiya, je regardais le shojo comme de la merde niaise, confortée par la lecture de Marmalade boy. Et le seinen comme un truc toujours sombre et violent, pour les purs et durs. Après Please save my earth, j’ai changé mon avis sur le shojo. Puis avec l’Habitant de l’infini, Blame et Appleseed, j’ai changé d’avis sur le seinen (oui je sais, pourtant c’est violent, toussa), parce qu’en grandissant ces séries ont trouvé un écho assez fort chez moi.
Depuis que je travaille, j’ai changé d’avis sur le shônen et le shojo. Je les trouve trop gamins et puérils, parce que le seinen me parle plus, parce que je vieillis et que j’ai d’autres préoccupations, parce que je m’éloigne de la cible du lectorat, que je connais de moins en moins ce qui sort et que je trouve que ce sont de plus en plus des clones qui se plagient les uns les autres… Et je finis par tous les fourrer dans la case “merdasse”. Y compris ceux que j’encensais auparavant.
Est-il obligatoire, quand on vieillit, de délaisser les manga de sa jeunesse?
Quand je relis mes manga préférés, achetés à la sueur de mon front durant mes années insouciantes où je n’étais qu’une simple lycéenne, puis qu’une simple étudiante (le scan c’est mal è_é), je remarque toujours la même chose qui les rend si “spéciaux” : les personnages ne renoncent jamais. Je pense que toute personne qui a lu du shônen ou du shôjo sait de quoi je parle… Naïfs, débiles ou au contraire calculateurs, les héros ou les héroïnes de mes vieilles séries préférées ont encore tous une fraîcheur positive, inentamée, qui fait du bien.
Le héros de shônen, encore naïf, n’a pas de limites ; il n’est pas encore conscient des carcans de ce monde et agit à sa guise, mais souvent pour défendre ses amis, aider la veuve et l’orphelin, mettre la main sur un trésor plus gros que lui, conquérir le monde, etc. Et quand il a conscience des limites qui lui sont imposées au fur et à mesure, il fait tout pour les dépasser. Les buts de l’héroïne shojo sont un peu différents, sexisme oblige, mais mettre la main sur le beau gosse du lycée en éliminant toutes les rivales potentielles ou devenir l’idol n°1 du pays, voire du monde n’est que la version “soft” et rose de la partie shônen. Tout cela pousse le lecteur à dépasser ses limites, sortir de soi, découvrir le monde…. Je n’ai pas honte de le dire, si je suis devenue telle que je suis, c’est en partie grâce à mes lectures, donc aussi au manga. Sans imiter ce que font les personnages, bien sûr, je ne suis pas débile non plus, mais en essayant moi aussi de trouver ma propre voie et de voir les choses de façon positive (les gens qui me connaissent savent que je suis assez négative comme fille).
Seul problème, j’ai du mal à trouver des séries récentes qui excitent mon intérêt. Rien, que dalle, nada. One Piece a plus de 10 ans, idem pour Naruto : les séries qui sont pour moi les plus sexy du moment sont de vieilles séries. Je n’ai plus rien de potable à me mettre sous la dent, les nouvelles séries encensées un peu partout sont à peine sympa voire carrément insipides…

Ce problème n’existe pas ou peu dans la catégorie seinen, qui semble en plein essor créatif, même si ce que j’ai décrit un peu plus haut, la hargne du héros et la perception positive du monde est ce qui manque le plus dans pas mal de séries seinen que je lis. Les héros et héroïnes font partie du monde, interagissent avec, mais sont déjà adultes, ils ont trouvé une place dans la société et les histoires montrent souvent comme il est difficile de tout remettre en question. Le manga seinen n’a pas forcément de message à faire passer, ni de morale positive à montrer, au contraire… J’adore les bonnes histoires et c’est pour ça que je lis du seinen. Mais personnellement, certaines histoires me font déprimer, surtout le soir quand je rentre du boulot et qu’il fait nuit, que je suis fatiguée et que je dois encore faire les courses, faire à manger, sortir les poubelles, toussa (enfin, vous voyez le tableau, quoi.).
Effectivement, dans ma vie quotidienne de salariée en intérim modèle (hahaha *déprime*), il m’arrive de craquer un peu et j’aimerais parfois revenir à certaines périodes passées de ma vie, sans pour autant régresser, où tout paraissait plus simple. Les manga shonen et shojo me permettent de me rappeler cela et d’avancer, car ils me rappellent que la vie a des côtés fun là où on ne s’y attend pas et que les règles sont aussi faites pour ne pas être respectées. C’est pour cela que je pense que j’en lirai toujours, mais moins, en espérant tomber sur de bonnes séries, qui se font rares par rapport à mes goûts changeants. Et je garde mes vieilles séries shônen comme shôjo, pour les relire encore et encore, car “le petit quelque chose de plus” qui m’avait frappée à l’époque de leur achat est toujours là.
Bref, sur ce, je suis reviendue, yay. Et non, je ne revends aucune série. Par contre je prends les dons en Pringles et en maquillage. Et appelez-moi si vous trouvez une boîte bleue anglaise avec un gyrophare dessus, prévenez-moi *o*
J’avais prévu de faire plein de choses : un article sur l’epitanime, un autre sur mon expérience en tant que jury des Sama Awards, mais non. Ce n’est pas une punition, mais vous n’aurez que des remerciements pour certaines personnes, pas pour d’autres (well, c’est la vie).
Mais j’ai une question : est-ce que cela vaut le coup que je continue l’aventure?
En fait, si je n’ai pas donné signe de vie depuis mon aticle sur Madoka (mon dernier post était quasiment frappé en mode automatique…) c’est que j’ai eu quelques remises en question dans ma vie (changement de lieu de vie, de petit copain qui m’a larguée, de rythme) qui m’ont poussée à me demander ce qui était important pour moi.
Donc je me demande présentement si ce blog est important pour moi et à quel point. Jusqu’à présent, je ne m’étais même pas posé la question – le blog était mon bébé, j’avais mis du temps à le faire parvenir à un stade de reconnaissance correct (un peu pus que zéro quoi.). J’avais eu un instant de craquage, mais rien d’important.
Là, je viens de changer radicalement d’univers. Il n’y a rien à craindre pour ma santé : je suis juste tombée raide amoureuse d’une autre personne en 3D pour la première fois de ma vie depuis que je tiens Linottes.eu, c’est tout. Enfin, ce n’est pas “tout” : ça a complètement affecté ma façon d’agir et de penser, partout, tout le temps, y compris être sur Internet et mon assuiduité à écrire.
Donc je pense que je vais mettre le blogue en hiatus pour le moment. Ce n’est pas un au revoir, pas un adieu, pas un délaissement. Je pense toujours à Linottes, je pense toujours aux articles que je dois y écrire, mais je pense que je n’écrirai rien pour le moment. Pour l’instant, j’ai envie de passer le temps autrement.
Donc je vous remercie de ne pas me mettre de côté ni de me supprimer de vos habitudes de lecture, je reviendrai.
Sinon, je tiens à remercier toutes les personnes que j’ai vues à Epitanime, qui m’ont soutenues (oupa) dans ma rupture et dans ma nouvelle vie, que je connaissais ou non. Mercis spéciaux (dans l’ordre d’apparition, sort of) à : MikeNeko, les thalistes présents dans la file d’attente Epitanime (Lachesis, Pimii, je vous aime <3), Lux qui a été là quand ça n’allait pas, Drig, Bussiere et ses cordes, Namcka, Natth, le jury des Sama awards dont Pazu et Nijigen, Mackie et l’Ecosse, Vizir, Avio, Taenor, Neko, Kardhafi, Phichtre, Lau, Merlin en mode bourré, Sacrilege, Ramyel, Jikon et Tiya qui m’a vraiment sauvé la vie avec son Twix magique (merci mille fois), pbsaffran, Enthousiaste et j’en oublie encore…. Mon chéri ne compte pas, bien sûr :p
A plus.
Cet article rejoint une catégorie d’articles qui va devenir traditionnelle sur ce blogue : la préparation d’Epitanime. Car vous le savez sans doute si vous me lisez régulièrement, je suis plus epitanime que japan expo et cette année encore, du 20 au 22 mai 2011, je maintiens ma préférence…
Déjà, parce que je compte bien retrouver des coupaings et des coupines là-bas, comme chaque année. Vu que j’habite maintenant en région parisienne, ça devient quasiment obligatoire : Epitanime, c’est une gigantesque IRL à chaque édition, avec des partouzes géantes et son lot de petites guéguerres associées de convention. En vrac, on a des mechaphiles, des fujoshi, des moephiles, de batailles à coups de cancers (sponsorisés par Laurent Wauquiez), des haruhistes, des madoka-istes, des yaoistes, des narutards et des gens qui s’en foutent (comme moi) et qui en profitent pour backstab des gens par sms. C’est aussi l’occasion de faire des restos dans des coins bizarres, avec des gens bizarres qui sortent des artbooks loli de leur sac ou de rencontrer en vrai des gens avec qui on a échafaudé pendant des mois, voire des années, des plans de domination du monde via irc.
Parce que c’est l’occasion de faire ses achats, avec des prix cassés sur les box DVD ou de faire connaissance avec des gens qui dessinent des fanzines super bien et s’apercevoir ensuite qu’on a les mêmes goûts en matière yaoistique ou qu’on est dans la même guilde sur un serv’ Ragnarok Online.
Epitanime, c’est aussi l’occasion de se créer une bonne extinction de voix sur le karaoke, de gagner des trucs à l’occasion de jeux fourbes ou de s’exhiber en cosplay. Voire de faire des jeux anciens et nouveaux, faire des petites compétitions seul ou à plusieurs et gagner le respect des gens qui ne jouent pas, gloire, argent, filles faciles, tout ça. Ouais, là c’est assez convenu en fait, mais il faut au moins avoir fait ça une fois dans sa vie.
Et puis enfin je serai là parce que je suis jury pour les Sama awards et que je serai là pour la remise des prix en salle P08 le samedi à 14 heures, en présence de la quasi-totalité du jury (et qu’on est tous cools, sympas et super beaux, aimez-nous
). Venez nombreux, déjà pour la remise des prix, parce que c’est chouette, ensuite pour discuter un peu sur le manga et le yaoi au choix (ou me pourrir la gueule sur mes articles pourris, mas pas trop quand même).
Bref, viendez! Pi en plus pour les radins c’est pas cher en prévente
(j’ai pas encore mon billet, ça ne saurait tarder)







